Exposition

survie en himalay

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Tarifs

  • Tarifs individuels
    Visite libre pour les individuels
    5 € / tarif réduit 3 €
    (gratuit pour les moins de 18 ans et le 1er dimanche du mois)
  • Tarifs groupes
    sont applicables pour 30 participants

    Visite libre pour les groupes
    forfait : 60 €

  • Réservations groupe
    03 59 73 96 00

Survie en Himalaya

du 23 septembre 2017 au 4 mars 2018


Remontez le temps jusqu’en 1902 et partez à la conquête de l’Himalaya… Le Forum des Sciences vous propose de venir prendre de la hauteur pour poursuivre le fil rouge « C’est quoi la Science ». La nouvelle exposition « Survie en Himalaya » vous invite à suivre deux aventuriers de l’extrême, Jules Jacot Guillarmod (médecin Suisse) et Aleister Crowley (poète Anglais) qui décidèrent en 1902 d’entreprendre l’ascension du mont K2, le deuxième plus haut sommet du monde, culminant à 8611 mètres, situé en Himalaya. Tout au long de votre visite, vous partirez à la conquête de l’Himalaya, palier après palier, vous prendrez de l’altitude et découvrirez toutes les étapes de cette ascension. Plus qu’une expédition scientifique, cette histoire révèle les plus hauts reliefs à la fois comme terres hostiles à l’Homme et lieu d’observation privilégié de notre planète. Cette exposition sera-t-elle à la hauteur de votre soif d’aventure ?

La curiosité de l’Homme pour les terres inconnues se conte à travers de fascinantes aventures. Les tentatives d’ascension des plus hauts sommets du monde en font partie. Au début du XXe siècle, des alpinistes européens partent au cœur de la chaîne himalayenne pour tenter de gravir le deuxième sommet de la planète, le K2 (Chogori en langue Balti) au Pakistan. Parmi les membres de cette expédition figure Jules Jacot Guillarmod, médecin suisse, féru d’alpinisme et de photographie. Retrouvés il y a quelques années, ses images et son journal constituent un témoignage exceptionnel.

Tels les deux aventuriers, l’exposition « Survie en Himalaya » vous invite à gravir la montagne pas à pas. Entrez et démarrez l’ascension, sept paliers vous attendent :

 

Gravir un « 8 000 » (mètres) demande une organisation titanesque mais promet une gloire incomparable. Il faut sélectionner des alpinistes, les préparer, faire transporter des tonnes de matériel et de nourriture par plusieurs centaines de porteurs. L’expédition de 1902 avance avec plus de trois tonnes de matériel portées successivement à dos de 50 chevaux puis par 160 coolies (porteurs Balti). Vous prendrez connaissance de l’équipe et des préparatifs à travers des photos. Un film sur les coolies (porteurs) vous révèle les rapports marqués par une vision colonialiste qu’entretenait l’équipe alpine européenne avec les populations de l’Himalaya.
Essayez-vous également au rôle de porteurs en pesant les charges emmenées lors de l’expédition.

 

Approcher le K2 est déjà une expédition en soi. Il faut traverser des vallées, des gorges et des glaciers. Face à cette terra incognita, le docteur Guillarmod, guidé par un esprit scientifique, se donne comme mission de décrire, dessiner et photographier ce qu’il découvre. Il examine les reliefs, les fleurs et les habitants du Karakorum.
Ici, vous découvrez au sol la carte du trajet qui conduira l’expédition jusqu’au glacier du Baltoro, au pied du K2. Pendant près de 2 mois à travers ces paysages, le docteur Guillarmod a consigné ce qu’il voyait. Extraits de son journal, photos et films vous donnent à découvrir des décors variés. A travers quelques objets d’époque, tel le vérascope (appareil photo), imaginez-vous à la place du docteur Guillarmod, l’œil curieux perpétuellement ouvert.

 

La chaîne himalayenne est la plus jeune de la planète, mais pas la moindre ! Avec des cimes s’élevant à plus de 8000 mètres, l’Himal-aya qui signifie Terres Froides ou demeures des neiges en sanskrit, mérite son nom. En très haute altitude, les glaces subsistent. Au pied du K2, le glacier du Baltoro s’étend sur plus de 500 km2.
Dans cette partie, vous comprenez mieux la géologie du milieu grâce notamment à des schémas sur la formation de la chaine himalayenne et la tectonique des plaques ou des extraits de roche de l’Himalaya. Un film de l’expédition de 1902 s’attarde sur une incroyable source chaude dans laquelle nos aventuriers prenaient plaisir à se baigner.

 

Du camp de base, Jules Jacot Guillarmod voit un paysage à couper le souffle mais pas seulement pour la beauté des lieux …
A plus de 3000m, l’effet de l’altitude se fait sentir. La pression y est plus faible qu’au niveau de la mer et chaque bouffée d’air contient moins d’oxygène. Notre organisme cherche alors à s’adapter afin de compenser le manque d’oxygène environnemental, l’hypoxie. La fréquence respiratoire augmente, la circulation sanguine accélère et nos muscles développent plus de vaisseaux sanguins. Cette acclimatation prend du temps, et comporte des risques : déshydratations, maux de têtes, œdèmes, etc.
Les membres de l’expédition de 1902 vont connaître l’ensemble de ces symptômes et Jules Jacot Guillarmod établit, avec plus ou moins d’exactitude, les premiers diagnostics médicaux en haute montagne.
Vous y êtes : comparez les 2 camps de base qui s’offrent à vous, celui de 1902 avec son matériel rudimentaire et celui d’aujourd’hui.

 

Collectionner les montagnes les plus hautes a intéressé les cartographes bien avant les alpinistes.
Relever l’altitude des montagnes et la longueur des fleuves est essentiel pour appréhender de nouvelles terres.
A l’aube de la cartographie, la représentation du monde est plus figurative qu’aujourd’hui : il était commun de dessiner toutes les montagnes côte à côte afin de les comparer.
De son côté, l’alpiniste poursuit à la fois la conquête des sommets inviolés et le record d’altitude.
La mesure de l’altitude est donc un point crucial des expéditions himalayennes. Parmi les différents outils de calcul, l’œil est sans doute le plus ambigüe. – Vous découvrez ici les outils de mesure, baromètre, altimètre – Epuisé et moins lucide (faisant fasse à une situation d’hypoxie), Jules Jacot Guillarmod va lui même en faire l’expérience. Vous pourrez le constater à travers deux cartes du glacier, celle du docteur Guillarmod et celle réelle.

 

Après plus de 45 jours au camp de base, et deux camps établis sur l’arête nord-est, l’un à 5936 mètres et l’autre à 6294 mètres d’altitude, les grimpeurs menés cherchent en vain la voie qui pourrait les mener au sommet.
En alpinisme, trouver une voie d’accès est une gymnastique mentale qui précède celle des muscles. Il faut savoir déceler les lignes de faiblesses de la montagne, les évaluer et les relier entre elles.
Le 4 août 1902, engagés sur une voie défavorable, affaiblis par un trop long séjour en haute altitude et déprimés par un mauvais temps incessant, ils renoncent définitivement à poursuivre l’ascension. Le sommet du K2 restera inviolé jusqu’au 31 juillet 1954.
Une maquette 3D du mont K2, un schéma avec les différentes voies d’accès révélées depuis 1954, vous invitent à mieux saisir la complexité de cette expédition. Vous pourrez également comparer les équipements des alpinistes de 1902 avec ceux d’aujourd’hui, mettez-vous à la place des alpinistes, tenteriez-vous l’aventure ?

 

«On dit que c’est la montagne la plus dure du monde. Moi je n’ai pas peur.» Sophie Lavaud, alpiniste française.
Face aux témoignages des grimpeurs qui ont foulé ou approché le sommet du K2, une question persiste : qu’est-ce qui pousse ces hommes et ces femmes à courir de tels dangers ?
Un film « K2 1979 » vous donne quelques éléments de réponse à travers les pensées de tous les participants, sur la route du retour après avoir échoué à l’ascension du K2.

 

Exposition conçue par le Muséum d’Histoire Naturelle de Neuchâtel (Suisse) et adaptée par le Forum départemental des Sciences avec le soutien de Millet Mountain Group.